Aventure, Déception, Fantasy, Roman

La Duperie de Guenièvre

Une terrible menace pèse sur le jeune roi Arthur. La seule personne qui peut le protéger est sa femme Guenièvre. Mais elle n’est pas celle que vous croyez…

La princesse Guenièvre arrive à Camelot pour épouser le charismatique Roi Arthur, mais elle n’est pas celle qu’elle prétend être. Son vrai nom et sa véritable identité sont un secret.

La magie a été interdite dans le royaume et le sorcier Merlin qui en a été banni a trouvé un moyen de protéger le roi : faire de Guenièvre sa femme… et sa protectrice contre ceux qui veulent voir la ville du jeune souverain tomber.

Pour sauver la vie d’Arthur, sa nouvelle épouse va devoir naviguer dans une cour où les anciennes valeurs qui s’opposent au changement côtoient de nouvelles voix qui se battent pour un monde meilleur.

Mais au cœur de la forêt et dans les sombres profondeurs des lacs, la plus terrible des menaces attend pour récupérer ce qui lui est dû… Les chevaliers d’Arthur croient qu’ils sont assez forts pour faire face à n’importe quel danger, mais Guenièvre sait qu’il faudra bien plus que des épées pour garder Camelot libre.

Des joutes meurtrières aux trahisons et aux romances interdites, La Duperie de Guenièvre propose une lecture inédite et fascinante de la plus grande des légendes. Le combat entre la magie et le fer, le bien et le mal. Une œuvre forte, novatrice et indispensable.

J’ai lu ce roman dans sa version française. J’étais tellement contente en recevant le livre, que la déception n’en fut que plus grande. D’autant plus que ce n’est pas une déception ordinaire, ce n’est pas le roman en tant que tel qui m’a déçu. Pour la première fois, une maison d’édition a, pour moi, failli à sa tâche. Ma lecture en a été gâchée.

L’histoire est passionnante, c’est une réécriture du mythe Arthurien, mais l’autrice modernise le récit bien que cela se passe dans un monde médiéval. J’ai adoré cette transformation, cette adaptation de plusieurs histoires du mythe, c’était bien raconté et amené. Nous y retrouvons par exemple Tristan et Iseult, Bohort et son dragon, Lancelot, l’arrivée d’Arthur au pouvoir… c’est amusant de voir ces revisites même si j’aurais aussi apprécié que ces intrigues soient plus développées. Le roman était trop court. L’autrice a en tout cas fait un travail remarquable pour réussir à combiner ces mythes et en faire une histoire cohérente et passionnante.

J’ai également adoré les personnages, Guenièvre est très attachante et mystérieuse, sa phobie la rend plus humaine et on ne peut que l’apprécier davantage et s’identifier à elle. Elle est le personnage le plus développé, c’est son point de vu que nous offre le récit, avec une narration à la troisième personne. Les personnages secondaires sont tout de même tout à fait appréciables même si moins développés. Arthur est un personnage majestueux, attachant à sa manière, et en même temps il y a cette dualité entre le roi et l’homme, entre les décisions qu’il doit prendre et celles qu’il voudrait. Chaque personnage a sa personnalité qui lui est propre.

Ma préférence va tout de même pour Mordred, j’ai hâte de voir son évolution dans la suite de la trilogie.

Malgré ces points positifs, le livre fut donc une déception. Une déception par la faute d’une édition bâclée, d’une maison d’édition qui n’a pas fait son travail correctement.

Je ne parle jamais du travail des maisons d’édition, je ne m’y connais pas suffisamment. Mais là, c’est quelque chose qui touche chaque lecteur et lectrice.

Autant l’objet livre est magnifique, jusque-là le travail de la maison d’édition est très agréable, sublime dans la bibliothèque. Juste une petite déception parce que c’est exactement le même graphisme que la version anglaise et que j’adore quand nous avons un graphisme inédit en France.

Tout est gâché une fois que l’on ouvre le livre.

Les fautes sont nombreuses, beaucoup trop nombreuses. Ce ne sont pas seulement des fautes orthographiques comme un « s » absent, il y a aussi des oublis ou doublons de mots. C’est encore la partie facile qui ne change pas le récit, cependant quand on se penche un peu plus sur le texte, on découvre vite de plus grosses erreurs. Ces erreurs changent le texte, comme quand Arthur parle dans la version française et réagit ensuite à sa propre parole comme si quelqu’un d’autre l’avait dit, ce qui est normal puisqu’en anglais c’est Guenièvre qui parle. Certaines tournures de phrases sont anglophones et peu compréhensibles en français, d’autres sont lourdes et répétitives. Et, une fois qu’on le remarque, l’usage de verbes ternes, pauvres, tout au long de la narration, des répétitions à gogo. Tout ce qui rend un texte illisible, ce serait mieux passé si on nous l’avait donné comme une copie non corrigée et donc qu’on ne l’avait pas payé.

C’est une honte de publier un roman qui n’est pas terminé !

Si vous souhaitez lire ce livre, je vous conseille de le faire en anglais et d’éviter la version française.

1 réflexion au sujet de “La Duperie de Guenièvre”

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