Déception, Fantasy, Jeunesse, Roman, Romance

De sang et de rage

Ils ont tué ma mère.

Ils ont pris notre magie ?

Ils ont voulu nous éliminer.

À présent, dressons-nous.

Autrefois, la terre d’Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé. Le roi l’a fait disparaitre et a asservi le peuple des majis.

Zélie Adebola n’était alors qu’une enfant. Aujourd’hui, elle a le moyen de ramener la magie et de rendre la liberté à son peuple. Face à elle, le prince héritier du trône est prêt à tout pour l’en empêcher.

Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soifs de vengeance, Zélie s’élance dans une quête périlleuse…

Ce roman, premier tome d’une duologie, me tentait depuis longtemps. Je ne connais pas la mythologie africaine et je m’attendais à découvrir un nouveau monde passionnant, avec une histoire sur la discrimination à mettre en lien avec le monde actuel, et des personnages forts. J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman et je m’attendais à adorer ma lecture.

Ce ne fut pas une mauvaise lecture, j’ai dévoré le roman en une semaine environs, mais une fois le livre refermé, une fois avoir bien réfléchi à cette lecture, il ne restait qu’une déception.

Ma toute première déception vient de l’écriture. Pour vous donner un exemple, dans le résumé on parle de léopardaire, symbole de la famille royale, eh bien ! je ne sais toujours pas ce qu’est cette bête. J’ai compris quelques éléments au fil du récit, comme le fait qu’ils soient suffisamment grand pour qu’on les monte (mais au début le lionnaire du personnage est décrit comme étant aussi grande que le frère ainé de Zélie seulement quand l’animal est sur deux pattes. Puis le lionnaire est suffisamment grand pour être monté par plusieurs personnes…) et qu’ils soient recouvert de piques. Ce roman manque cruellement de description, d’image. Je n’ai pas réussi à imaginer le monde dans lequel Zélie évolue et, avec les mots utilisés (gardes, palais…), je n’ai réussi qu’à voir le Moyen-Âge européen. Il y avait bien les noms de vêtements qui changeaient, mais comme il n’étaient pas décrit je ne sais toujours pas ce que c’est.

Ce problème me rappelle pourquoi j’ai du mal avec la première personne du singulier comme narrateur : l’auteur se concentre alors seulement sur les pensés du personnage et ses actions en oubliant qu’on ne connaît pas l’univers, en oubliant ce que voit le personnage. J’ai eu l’impression d’être aveugle.

Le deuxième gros problème du livre vient d’une romance, toxique au possible, qui, plus qu’inutile, change le récit, change les personnages pour les rendre moins intéressant. Ça rendait même une trahison comme venant de l’amour et non plus d’une raison personnelle, d’un changement de point de vue. Le personnage n’ouvre plus les yeux sur la situation mais est juste aveuglé par l’amour.

Alors qu’à l’opposé, l’autrice a mis une romance toute douce, magnifique, tendre. Une romance intéressante, mais mis à l’écart, oubliée presque pour laisser la place à la toxicité de la romance principale. Le pire, c’était que seul un personnage voyait cette relation comme toxique et il était presque tourné en ridicule pour le penser, alors que c’est lui qui devrait être écouté.

Ces problèmes sont d’autant plus tristes que l’histoire est intéressante, mettant en scène une discrimination raciale et des familles qui s’opposent, des enfants qui vont collaborer et changer les choses, des relations fraternelles intéressantes et différentes d’une famille à l’autre.

1 réflexion au sujet de “De sang et de rage”

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