Fantasy, Roman

L’Ombre de Nyarlatholep

Les événements qui se sont déroulés à Arkham ne laissent aucun doute : un sinistre épisode s’est déroulé, deux ans plus tôt, dans le détroit du Bengale, et donc les répercussions pourraient être terribles. Financés par la Miskatonic University, Milton, Kristen, Lillian et Howard traversent donc la planète en direction des Indes britanniques, afin d’y remonter la piste et tenter d’identifier l’origine de la menace, sans se douter qu’un nouveau drame s’apprête à s’y produire…

  • Style cinématographique
  • Univers lovecraftien
  • Histoire rappelant un peu Agatha Christie
  • Troisième tome des Chroniques obscures
  • Voyage en Inde pour peut-être découvrir un nouveau Grand Ancien.

Je crois que c’est l’avis le plus mitigé sur un roman de Guy-Roger Duvert que j’ai pu avoir. Pourtant, le roman n’est pas mauvais, j’ai même bien accroché à l’histoire et j’ai adoré retrouver les personnages et l’univers dans une nouvelle aventure.

Reprenons du début !

Deux fois plus de fun

Ce roman reprend la suite du précédent sans trop de coupure temporelle entre les deux (le temps de préparation d’un voyage jusqu’en Inde). Les personnages vont sur les traces de l’expédition qu’avait faite Kernsby deux ans plus tôt, la fameuse expédition qui l’a mené vers le surnaturel et la magie. Mais il n’était pas seul pendant ce trajet, et d’autres personnes, dont le riche qui a financé l’entreprise, ont participé et pourraient être impliquées dans de futurs événements paranormaux, comme c’est arrivé dans la maison de Kernsby à Arkham.

Le groupe se divise donc en deux, ce qui veut dire deux enquêtes et donc deux fois plus de fun.

D’un côté, nous partons dans une nouvelle expédition avec le fameux riche au fin fond de l’Inde, à la recherche d’un nouveau temple à explorer. De l’autre, nous allons sur les lieux de la première expédition pour comprendre les découvertes.

J’ai beaucoup aimé cette division qui apportait presque deux romans en un jusqu’à l’explosion finale.

Un peu d’Agatha Christie

L’une des parties m’a d’ailleurs rappelé un peu des romans d’Agatha Christie. En effet, c’est tout un groupe de riche anglophone qui vont en expédition, avec les clichés qui vont avec, mais surtout avec les liens entre les personnages et le meurtre. De quoi se régaler à observer les réactions de ce petit monde, coincé au même endroit avec un cadavre et un tueur.

L’univers lovecraftien

J’aime aussi toujours autant l’univers foisonnant. Guy-Roger Duvert s’inspire toujours énormément de Lovecraft pour ce troisième tome, le nom du Grand Ancien le plus connu est d’ailleurs cité. Un petit plaisir.

L’écriture

L’écriture est pour moi le plus grand défaut du roman.

En soi, l’écriture même est toujours fluide, l’histoire est toujours aussi visuelle avec cet effet cinéma qui se retrouve tout autant dans l’histoire que dans la façon de la raconter.

Mon problème vient de la correction. Certaines phrases sonnent étranges, pas françaises, à cause de tournures fautives. Certains détails m’ont fait tiquer, notamment typographiques. En soi, il y en avait déjà un peu dans les autres romans de l’auteur, mais comme il s’agit d’auto-édition, j’ai une tolérance plus élevée que pour les romans de maison d’édition, qui ont plus de budget pour la correction. Sans que cela n’atteigne un point catastrophique (il n’y a pas une faute pas page, loin de là), on dépasse ici mon seuil de tolérance et, pour moi qui travaille dans le monde du livre et de la correction, c’est trop.

Positif

  • Style facile à lire
  • Style très visuel
  • Histoire qui rappelle un film d’action hollywoodien
  • Univers lovecraftien
  • Inspiration Agatha Christie
  • Voyage
  • Deux enquêtes en une

Négatif

  • Histoire relativement prévisible (à l’image d’un film)
  • Tournures fautives dans l’écriture (ma limite de tolérance s’arrête aux alentours de dix à vingt fautes chez les auteurs auto-édités pour vous donner un ordre d’idée, elle a tout juste été dépassée et c’est trop pour moi)

Le Nécronomicon : Un livre passionnant qui permet de retrouver et d’approfondir l’univers de Lovecraft.

Léviatemps de Maxime Chattam : un roman qui se passe un peu plus tôt, au début du XXe siècle, avec une enquête encore plus sombre et tout aussi mystérieuse.

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